CERC - Canada Research Chair in Remote Sensing of Canada’s New Arctic Frontier

Projets

Les membres de la CERC sur la télédétection de la nouvelle frontière arctique du Canada initient, dirigent et collaborent dans une variété de projets, améliorant notre compréhension des processus complexes qui se produisent dans les écosystèmes arctiques face aux changements climatiques.

Projet Malina (2008-2012)
L'objectif du projet Malina était de déterminer comment les changements de la couverture de glace, du pergélisol et des rayons UV influent sur la biodiversité et les flux biogéochimiques dans l'océan Arctique. Le consortium international de scientifiques français, américains et canadiens, dirigé par Marcel Babin (Le Laboratoire d'Océanographie de Villefranche-sur-Mer, CNRS / Université Laval), s'est concentré sur trois processus : la production primaire, l’activité bactérienne et la photo-oxydation de matière organique. Ces derniers jouent un rôle majeur dans les flux organiques/inorganiques du carbone.
Une campagne majeure sur le terrain a été lancée en mer de Beaufort et à l’embouchure de la rivière Mackenzie à la fin de l’été/début de l’automne 2009 à bord du brise-glace de recherche, le NGCC Amundsen. Les résultats du projet Malina ont été publiés dans un numéro spécial de Biogeosciences en 2012.

Projet GreenEdge (2015-2018)
Les chercheurs du projet GreenEdge de la France, du Canada, des États-Unis et du Groenland étudient la dynamique de la floraison printanière du phytoplancton (PSB) en baie de Baffin et son rôle sur le futur de l'océan Arctique. Plus précisément, ils s'efforcent :

  • de comprendre les principaux processus physiques, chimiques et biologiques régissant le PSB,
  • d’identifier les principales espèces de phytoplancton impliquées dans le PSB et modéliser leur croissance dans diverses conditions environnementales,
  • de prédire le sort du PSB et le transfert de carbone connexe à travers le réseau trophique et vers les sédiments de fond dans les décennies à venir.

Les opérations de terrain du projet comprenaient des camps de glace, installés près de la communauté de Qikiqtarjuaq (Nunavut), entre avril et juillet 2015 et 2016, ainsi qu’une campagne océanographique de six semaines en juin / juillet 2016en baie de Baffin, à bord du NGCC Amundsen. Les analyses sont actuellement menées dans des laboratoires des deux côtés de l'Atlantique.

Les résultats de la recherche seront diffusés pendant une session thématique lors de la réunion Arctic Change à Québec en décembre 2017 ainsi que dans un numéro spécial prévu pour 2018.

(NetCOLOR) (2014-2017)
NetCOLOR est un réseau d'experts canadiens et d’usagers dans le domaine de la télédétection de la couleur de l’eau, créé en 2014 par Marcel Babin grâce au financement de l'Agence spatiale canadienne (CSA). Son objectif principal, est de fournir des moyens à la communauté canadienne travaillant sur la télédétection aquatique, dans les secteurs universitaires, gouvernementaux et privés, afin de créer un centre d'expertise à travers l'élaboration d'une stratégie nationale de recherche, de formation et de diffusion des produits de la couleur de l'eau.

Accélération de la fonte du pergélisol par les interactions entre la neige et la végétation (APT)
APT, un consortium canadien et français, lancé par Florent Dominé en 2014 et soutenu par la Fondation BNP Paribas, étudie comment le changement climatique accélère la fonte du pergélisol, un phénomène encore mal compris.
L'objectif du projet APT est de prédire avec précision les changements de température dans le pergélisol (sol ou roche qui reste gelée toute l'année) tout en tenant compte de nouveaux mécanismes de rétroaction, afin de prédire la quantité d'émissions de gaz à effet de serre générée par la fonte du pergélisol et de quantifier l’impact des changements climatiques sur le permafrost.

Le consortium explorera comment les changements de température du pergélisol ont une incidence sur la végétation arctique, la faune, les paysages et la géomorphologie, ainsi que le style de vie et l'infrastructure des populations Inuit. Les chercheurs vont examiner les menaces environnementales causées par ces changements et modéliser le taux de dégel du pergélisol.

Takuvik Joint International Laboratory (UMI 3376)
L'Unité Mixte Internationale Takuvik, créée en Janvier 2011, est issue d'un partenariat entre Université Laval (UL, Canada) et le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS, France) Le programme de recherche de Takuvik vise à mieux comprendre l'impact des perturbations environnementales actuelles d'origine climatique et anthropique sur les écosystèmes et les géosystèmes arctiques, marins et terrestres. La CERC sur la télédétection de la nouvelle frontière arctique du Canada est l'un des piliers de ce programme. L'UMI Takuvik est située sur le campus de l'UL, à Québec, Canada, où les employés expatriés du CNRS collaborent à temps plein avec le personnel de l'UL et les étudiants. Le CNRS compte environ 25 UMI similaires à celle de Takuvik à travers le monde.

Chantier Arctique Francaise
Sous la juridiction du CNRS, le Chantier Arctique Française a été créé en 2013 comme observatoire scientifique de l'Arctique, suite aux recommandations d’un rapport de l’Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) et du  Ministre de l’Enseignement supérieur et la Recherche, pour « réfléchir aux méthodes de travail et trouver des réponses aux problèmes globaux critiques de l'Arctique ». Marcel Babin a été co-directeur scientifique du Chantier Arctique Français entre 2013-2015 et continue de siéger au comité scientifique.

Étude de la floraison sous la glace dans l'écosystème de Chukchi (SUBICE) 2013-2017
Huit membres des laboratoires Babin, Lovejoy, Tremblay et Massé ont participé à la campagne SUBICE dans la mer de Chukchi à bord de l'USS Healy en 2014. Le projet, dirigé par Kevin Arrigo de l'Université de Stanford, fait partie d’une longue série de collaborations en cours entre les chercheurs de Takuvik et les océanographes américains de l’Arctique.

Tara Oceans Polar Circle 2013
Joannie Ferland et Claudie Marec du laboratoire Babin ont participé à une campagne circum-arctique à bord de Tara, une goélette de recherche française, en 2013. Tara et son équipage ont fait une halte à Québec en novembre 2013. Le public a été invité à visiter la goélette et une soirée de conférences a été organisée au Musée de la civilisation. Marcel Babin siège au comité scientifique de Tara Oceans.

Arctic Oceans Arctique (AOA) 2014-2017
En association avec KNGFU et Parafilms, la CERC a produit une série de capsules éducatives sur le Web destinées à des élèves âgés entre 12-15 ans. Le financement de ce projet a été fourni par des nombreuses organisations gouvernementales et privées, notamment : le CRSNG (Promosciences), la Fondation Airbus, l'Agence spatiale canadienne, le CNRS Images, la Fondation Albert de Monaco, la Région Ile de France, ICI Explora et la Fondation Total.